Dijon : tramway à l’approche

Ça y est, il arrive. Après plus de deux ans de travaux et de nuisances pour les riverains, c’est bientôt le soulagement. Pour l’occasion, France 3 Bourgogne vous propose de faire le bilan de ce vaste chantier. Un chantier qui restera sans aucun doute l’un des plus coûteux de l’histoire de la capitale bourguignonne, mais qui va changer la vie des Dijonnais.

Cinquante ans plus tard, le tram revient à Dijon

En 1961, le tramway de Dijon disparaissait. Cinquante ans plus tard, il s’apprête à faire son grand retour. C’est en mai 2008 que tout a commencé. À l’époque, ce n’était encore qu’un projet. Mais aujourd’hui, le chantier du tramway touche à sa fin. Le 1er septembre 2012, la ligne T1 sera mise en service. Quant à la ligne T2, elle sera inaugurée le samedi 8 décembre 2012.

En attendant, France 3 Bourgogne vous propose un petit flashback, un résumé des principales étapes des travaux du tramway. De quoi faire patienter un peu les plus pressés. Depuis le lancement du projet jusqu’à l’inauguration de la dernière ligne, en passant par la soudure du premier rail ou encore les portes ouvertes du site de maintenance du tram… Prenez du recul sur ce vaste chantier, qui a été le sujet de discussion favori des Dijonnais ces dernières années.

Cliquez sur l’image pour visualiser la frise interactive

                           Le tramway à Dijon on Dipity.

Où passera le tramway?

En septembre 2012, la configuration des transports en commun dijonnais va changer. Pour vous permettre d’anticiper ce changement, France 3 Bourgogne vous propose de visualiser le tracé du tramway. Qui sait, peut-être pourrez-vous vous rendre au travail en tram à la rentrée prochaine.

En effet, le samedi 1er septembre 2012, la première ligne du tramway dijonnais sera mise en service. 8,5 km de long et 26 minutes pour relier la gare à Quetigny, le tout en desservant 16 stations. Cette première ligne devrait transporter 42 000 passagers par jour d’ici 2015, selon les espérances du Grand Dijon.

La ligne T2, elle, ne sera inaugurée que le samedi 8 décembre 2012, soit trois mois après la première. Elle reliera la ville de Chenôve au parc Valmy en 34 minutes et passera par 21 stations sur 11,5 km. D’après le Grand Dijon, cette ligne devrait transporter 45 000 voyageurs d’ici 2015.

Le canal, le campus, la Toison d’Or… Mais aussi l’auditorium, le palais des expositions, le stade Gaston Gérard, et bien sûr la gare de Dijon. Le tracé du tramway est stratégique : il desservira les points névralgiques de la capitale bourguignonne. Et ce depuis 5h du matin jusqu’à minuit, toutes les 10 minutes en heures creuses et toutes les 5 minutes en heures de pointe.

Ci-dessous, visualisez le tracé des deux lignes du tramway et découvrez l’emplacement des stations en cliquant sur les punaises.

Combien coûte le tram?

Le retour du tramway dans la capitale bourguignonne coûte environ quatre cents millions d’euros. Une somme que la ville de Dijon a pu réunir principalement grâce aux emprunts (300 millions), mais aussi aux subventions (à hauteur de 112 millions).

Cliquez sur l’image pour visualiser le graphique interactif

Un emprunt de 300 millions d’euros. La principale source de financement du tramway dijonnais est l’emprunt à la Banque Européenne d’Investissement, signé en mars 2010. Un emprunt de 200 millions d’euros qui a donc couvert la moitié du coût du projet. Vient ensuite l’emprunt réalisé auprès de la Caisse des Dépôts et des Consignations en juin 2009 : 100 millions d’euros.

Le reste du coût du tramway est couvert par les subventions : de l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’environnement (47 millions d’€), de la région Bourgogne (40 millions d’€), du département Côte-d’Or (20 millions d’€) et enfin de l’Europe via le Fonds européen de développement régional (5 millions d’€).

Le tramway restera donc l’un des projets les plus coûteux de l’histoire de la capitale bourguignonne. Et pourtant, avec 19,9 millions d’euros le kilomètre de ligne, le Grand Dijon fait mieux que d’autres villes. Et ce peut-être en partie grâce à une idée ingénieuse : passer un appel d’offres commun avec la ville de Brest pour l’acquisition de 52 rames (dont 32 pour Dijon), dans une démarche de standardisation maximale. L’équipe dijonnaise de François Rebsamen a ainsi décidé de choisir des rames identiques à celles de Brest, au lieu d’en créer de nouvelles, ce qui aurait engendré des coûts supplémentaires. Cette stratégie a donc permis de réaliser une économie de 10 à 15 millions d’euros.

Publié sur le site de France 3 Bourgogne, le 16 mai 2012

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